Dans l'indifférence générale (qui en a entendu parler dans les médias ?), l'implantation d'un transpondeur électronique dans l'encolure de tous les chevaux et ânes de France est devenue obligatoire depuis le premier janvier 2008. Si ça marche déjà pour les ânes, n'est-ce pas ? Ce n'est plus qu'une simple formalité, déjà difficile à trouver sur le site des Haras Nationaux, responsables de la gestion du fichier d'identification.
Vous pouvez consulter le fichier PDF du texte réglementaire, pour ceux qui en ont le courage.

On est passé gentiment des cartes, aux cartes à puce puis aux puces. On pourra bientôt s'en dispenser également car la biométrie et des technologies d'identification des images et de la texture fine des objets sont déjà disponibles.
RFID et biométrie, ce n'est plus de la science fiction depuis longtemps. Si vous n'êtes pas au courant, voici quelques images :

La suite de cette vidéo (parmi d'autres)
Les trois reportages de ce Thema d'Arte (juin 2007) sur www.smallbrothers.org

C'est déjà demain. Et comme le faisait remarquer Alex Türk, président de la CNIL, "je ne crains pas la dérive vers une société à la Big Brother pour la bonne et simple raison qu'on y est déjà."

Mais est-ce que tout cela est grave docteur ? En fait, je n'en sais rien. Sur le plan purement technique, j'ai déjà du mal à m'informer et à comprendre. Et en ce qui concerne les conséquences sociales, politiques, économiques et environnementales de tout cela, je préfère passer la parole à notre philosophe local (mais qui pense global).

Si vous êtes à Chambéry jeudi 13 mars, on en parlera au Café Sciences à 20 heures.